Thomas Radujkovic est un artiste plasticien installé en Dordogne. Il développe une pratique artistique autour du paysage, du vivant et de la trace. Pour créer ses œuvres, il travaille notamment à partir d’éléments végétaux collectés dans les territoires qu’il traverse. Son travail repose sur un principe simple : laisser la matière participer à la création. Ainsi, les végétaux deviennent des outils d’empreinte. Ils produisent des formes, des traces et des réseaux sur le papier. Peu à peu, une image apparaît. Elle évoque parfois un paysage, sans chercher à le représenter directement. Le regard peut alors reconnaître une présence, une forme ou un fragment de nature.
Une démarche artistique autour du vivant
Thomas Radujkovic s’intéresse à ce qui se transforme. Il observe les paysages et les éléments naturels qui les composent. Il collecte ensuite certains fragments végétaux au cours de ses déplacements et de ses marches. Ces éléments deviennent alors la matière première de son travail. Plutôt que de reproduire fidèlement la nature, l’artiste cherche à travailler avec elle. Il exerce une pression sur la matière. Celle-ci réagit et laisse une empreinte. Le résultat n’est donc jamais totalement prévisible. Une forme apparaît au fil du processus. Elle peut être nette, fragmentée ou presque abstraite. Chaque empreinte devient ainsi une étape de la création.
Les empreintes végétales comme matière artistique
Les végétaux occupent une place centrale dans le travail de Thomas Radujkovic. Feuilles, tiges et autres fragments de plantes sont utilisés pour créer des empreintes sur le papier. Cependant, leur apparence initiale disparaît progressivement. Les éléments naturels deviennent des traces. Ils se transforment en lignes, en réseaux et en formes. Cette transformation est au cœur de sa démarche. L’artiste ne cherche donc pas seulement à conserver une empreinte de la nature. Il s’intéresse également à ce qu’elle devient. La matière se déplace, se transforme et parfois s’efface. Elle laisse pourtant une présence. Ainsi, chaque œuvre témoigne d’un moment de transition. Le végétal n’est plus tout à fait reconnaissable. Pourtant, son origine reste perceptible.
Du végétal au paysage
À partir de ces empreintes, un paysage peut progressivement apparaître. Il ne s’agit pas d’un paysage représenté de manière classique. Au contraire, l’image se construit à partir des traces laissées par les végétaux. Le regard participe alors pleinement à sa découverte. Une forme peut évoquer une rive. Une autre peut rappeler une végétation ou un territoire. Chacun peut cependant interpréter l’image à sa manière. Le blanc du papier joue également un rôle important. Il crée des espaces de respiration autour des empreintes. Il permet aux formes de se détacher et de laisser apparaître une image. Le travail de Thomas Radujkovic se situe ainsi entre présence et absence. Entre matière et disparition. Entre ce qui est donné à voir et ce que le regard imagine.
Une série née sur les rives de l’Isle
Cette recherche artistique s’est notamment développée sur les rives de l’Isle, rivière qui traverse la Dordogne. Au cours de ses marches, Thomas Radujkovic collecte des éléments végétaux. Il les utilise ensuite pour expérimenter différentes empreintes et différentes formes. Cette série traduit ainsi un lien direct avec le territoire. Le paysage n’est pas seulement un sujet. Il devient une source de matière et un point de départ pour la création. La Dordogne occupe donc une place importante dans cette démarche. L’environnement rural, les végétaux et les paysages traversés nourrissent une recherche artistique fondée sur l’observation et l’expérimentation.
Un artiste plasticien installé en Dordogne
Installé en Dordogne, Thomas Radujkovic poursuit aujourd’hui son travail autour des empreintes végétales et du paysage. Sa pratique invite à regarder autrement les éléments qui nous entourent. Une feuille, une tige ou un fragment de végétation peuvent ainsi devenir le point de départ d’une œuvre. Au fil des empreintes, le vivant change de forme. Il devient trace, puis image. Enfin, il laisse au regard la possibilité de construire son propre paysage. Le travail de Thomas Radujkovic propose ainsi une réflexion sensible sur la transformation du vivant et sur la manière dont nous percevons notre environnement.









